Professionnels de santé

Ce que les professionnels de santé observent avec Spokeo

Psychologue, infirmière coordonnatrice, directeur d’EHPAD, psychomotricienne : celles et ceux qui accompagnent des personnes malentendantes constatent ce que change un assistant d’écoute sur la qualité des échanges. Voici leurs retours, cités avec leur accord.

Asmaa Belgacem, Psychologue, DomusVi (résidence Medicis, Argenteuil)

Ce qui me touche profondément lorsque je l’utilise, c’est de voir les visages s’illuminer quand les patients réalisent qu’ils peuvent à nouveau participer pleinement aux conversations. D’un point de vue éthique, cette avancée est remarquable, car elle préserve la dignité et l’intimité des échanges.

Le dispositif d’aide auditive que vous nous avez proposé est à mon sens une réelle innovation dans le domaine du soin. Non seulement il bénéficie aux patients et à leurs familles, mais il soulage également les soignants, qui n’ont plus à répéter systématiquement les mêmes informations ni à forcer sur leurs cordes vocales toute la journée.

Dans l’exercice de mes fonctions, c’est infiniment plus confortable de communiquer sans avoir à hausser la voix, particulièrement avec des patients qui préfèrent la discrétion concernant leurs ressentis et leurs émotions.

Extrait d’un courrier adressé à Spokeo, mars 2025.

Éric Préjan, Directeur d’établissement, EHPAD Le Bois Soleil, Bois d’Arcy

Éric Préjan raconte comment Spokeo est devenu une routine dans son établissement : les familles récupèrent le casque à l’accueil, la communication avec les résidents s’est nettement améliorée, et un résident qui refusait tout appareillage a même pu suivre en visio le mariage de son fils au Portugal.

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Je suis Éric Préjan, directeur de l’établissement Le Bois Soleil, à Bois d’Arcy, un EHPAD de 90 places. On avait testé initialement pour voir comment ça fonctionnait, et finalement ça fonctionne très bien.

Les résidents ont pris l’habitude, notamment les familles, de venir récupérer le casque à l’accueil pour l’utiliser dans les conversations. C’est une routine maintenant dans l’établissement.

C’était assez probant, notamment sur une de nos résidentes, ça nous a tous beaucoup émus : Spokeo a permis d’améliorer réellement la communication, elle a pu s’exprimer beaucoup plus qu’auparavant. Un résident en grande difficulté d’audition, qui refuse d’être équipé, a même pu assister au mariage de son fils au Portugal, avec un lien direct sur l’ordinateur. On a eu des remerciements de toute la famille. C’est vraiment un chouette outil.

Astrid Hermès, Psychomotricienne, EHPAD Le Bois Soleil, Bois d’Arcy

Astrid Hermès explique pourquoi le casque est une alternative précieuse pour les résidents qui ne supportent pas les appareils. Elle décrit une résidente, longtemps coupée de son environnement, avec qui l’équipe a pu renouer le dialogue, et souligne la simplicité d’usage : deux boutons, on met le casque.

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Je m’appelle Astrid Hermès, je suis psychomotricienne au sein de l’EHPAD Le Bois Soleil, depuis deux ans. Mon rôle, c’est d’accompagner les résidents d’un point de vue moteur et cognitif, de faire le lien entre le corps et l’esprit. J’interviens notamment sur la prévention des chutes et la relaxation.

Certains résidents ne supportent pas le port d’appareils, et le casque est une alternative pour ceux qui sont réticents. Une dame, par exemple, complètement apathique, coupée de son environnement depuis plusieurs années : avec le casque, on a pu échanger avec elle, ce qu’on n’avait jamais vraiment pu faire auparavant. Ça nous a surpris. Et c’est très simple : deux boutons, on met le casque, et voilà.

Nathalie Pradel, Responsable relations familles, EHPAD Korian Le Flore, Montgeron

Alors en poste à l’EHPAD Korian Le Flore de Montgeron, Nathalie Pradel teste Spokeo avec une résidente qu'elle et son équipe avaient crue désorientée, alors qu’elle n’entendait tout simplement plus. L'utilisation du casque a permis de changer radicalement la situation. La démonstration est immédiate : sans le casque, la résidente ne saisit pas les questions, alors qu'avec, elle répond du tac au tac, jusqu’à se remettre à plaisanter.

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Je me présente : je m’appelle Nathalie Pradel, je suis depuis huit ans dans cet EHPAD à Montgeron. J’étais cadre de santé, à présent responsable relations familles. J’ai eu la chance aujourd’hui de tester ce casque avec une de nos résidentes, qui a des problèmes auditifs sévères. On avait pensé qu’elle avait des troubles cognitifs, parce qu’elle souriait et ne répondait pas aux questions qu’on lui posait, mais c’était seulement lié à des problèmes d’audition. Sa famille avait testé des appareils auditifs, mais elle ne les supportait pas. Nous avons eu la chance de tester ce casque : il nous permet vraiment de parler sans crier, d’économiser notre voix, et surtout de nous faire comprendre et de redonner à cette résidente des relations sociales et de la communication.

— Bonjour, Madame Grégoire.
— Bonjour.
— Vous avez bien mangé à midi, Madame Grégoire ?
— Je suis dure de la feuille.

Puis, le casque posé :
— Alors, Madame Grégoire, est-ce que vous m’entendez bien ?
— Voilà, oui, oui.
— Vous m’entendez super bien, ça c’est vraiment super. Je vous disais : cet après-midi, n’oubliez pas le goûter, il y a des chances qu’on ait une bonne tarte aux pommes ou une tarte aux fraises.
— Oh, moi je préférerais la tarte aux fraises, mais ce n’est pas l’époque.

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